Jeudi 2 juillet 2009
Ayant travaillé pendant plus de 10 ans à l'hôpital public, cela m'a permis de mesurer au quotidien l'importance de ce lieu pour la défense de l'accès aux soins pour tous.
Or, aujourd'hui, ce service public est en danger avec la réforme mise en place par le gouvernement Sarkozy ( et oui, on ne peut même plus dire le gouvernement Fillon!). C'est plus d'économie, plus de manègement par les coûts et non par les services rendus à la population d'un territoire. On ne peut laisser faire !

 L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL! DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !


- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.


NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:


« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»



  
Cliquer sur le lien pour signer la pétition :  http://petition-mdhp.fr/index.html
Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Dimanche 28 juin 2009

De retour de week-end, je viens d'apprendre qu'un immeuble de la place du Parlement a subi un incendie à midi... je suis très triste ( pour avoir vécu dans ce quartier quelques années) mais soulagée de l'absence de victime.

Par contre, je suis en colère contre M. PUSATERI qui attaque le maire de Bordeaux en engageant sa responsabilité. Cela peut vous surprendre mais je m'explique: Dans son discours, il faudrait un policier derrière chaque Bordelais. C'est du tout sécuritaire... et il me semble que pour pouvoir vivre ensemble dans une ville, la question que l'on doit se poser, c'est plutot "quel quotidien  pour notre quartier voulons-nous?"  

Ce n'est pas pour cela que je dédouane l'équipe municipale en place. Prenons l'exemple du projet de l'ilôt Ste Catherine présenté mardi dernier en conseil de quartier. La première réaction de mon fils en voyant le film, a été de dire " il n'y a pas de vrais gens". Oui, à force d'orienter Bordeaux  et surtout son centre historique vers le tout minéral, on en oublie le quotidien des citoyens qui y habitent. Rappelons nous la colère des personnes présentes quand elles ont appris qu'il n'y aurait pas de parking et que les voitures des résidents "séjourneraient" dans le parking du Chapeau Rouge.... 

Deux visions de la ville s'opposent :
- celle de créer un centre ville "monument" mais dans ce cas là, il faut l'assurer et le surveiller comme un musée. Et cela mène aux réactions de M. PUSATERI.
- ou celle de créer un centre ville habité mais alors il faut  le penser avec les habitants.

Les discours sont beaux mais les actes restent ... et malheureusement, les lèches des flammes sur les bâtiments historiques aussi  ... 

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Mardi 23 juin 2009

Ce soir c'était le conseil  de quartier du Centre ville de Bordeaux. Mon fils me demandant depuis longtemps d'assister à une réunion à laquelle j'allais, nous avions choisi celle-ci. Je lui avais expliqué le concept au préalable ( d'une manière très objective) et nous voici partis tous les deux à l'Athénée Municipal.... 
Au vu du contenu, j'ai décidé de vous retranscrire cette réunion en m'appuyant sur ses notes... dont j'aurai corrigé les fautes d'orthographe au préalable. Je mettrai mes commentaires entre parenthèses.

"ça commence en retard. Nous sommes 194 dans la salle  ( c'est très précis!).
La dame en blanc ( Mme DESSERTINE, adjointe de quartier) bouge beaucoup et ne dit plus bonjour à Maman car elle ne la reconnaît pas depuis qu'elle a les cheveux longs. Elle se trompe car elle dit quartier 3 au lieu de canton 3 quand elle parle du Monsieur qui a battu Maman aux élections ( comme quoi, il y a des restes de son exposé de l'an dernier devant  sa classe sur  le Conseil Général )
L'autre Alain  n'est pas là ( c'est à dire Alain JUPPE car le "vrai" c'est Alain ROUSSET pour mon fils) . Il s'occupe d'un pont ( il est à Séville pour défendre le pont Bacalan - Bastide devant l'Unesco).
Il y a un monsieur ( M. MARTIN) qui montre plein de chiffres ( présentation du budget de la ville). C'est la crise et il faut se serrer la ceinture ( les budgets affectés aux associations ne seront pas augmentés cette année)
Après on regarde un film ( présentation du projet de l'ilot Ste CATHERINE). C'est bizarre car il n'y a pas de vrais gens. Il y a plein de gens dans la salle qui ne sont pas contents car il n'y a pas de parking pour les voitures des personnes qui vont vivre là bas. ( Effectivement, on nous a présenté un beau film architectural, qui s'attache à nous montrer la beauté des lieux, mais à aucun moment il ne met en valeur la vie de quartier au quotidien et les commerces de proximité).
Ensuite, il y a un autre Monsieur qui nous montre des photos ( présentation de l'iIot Bonnac). Il y a une dame dans la salle qui dit que les enfants ça fait du bruit quand ils jouent au foot sur les places et un autre Monsieur qui dit que les SDF ne font pas attention aux arbres ( effectivement, c'est à ce moment là que ça se corse... même l'équipe de Juppé était gênée... en expliquant que la gestion d'une ville, c'était faire en sorte que  toutes les générations vivent ensemble.)"

Et c'est quand une autre conseillère municipale ( je ne sais plus son nom) a dit " après avoir regardé ce futur idéal, sans enfant, sans SDF et sans poubelle, nous allons voir maintenant la dure réalité présente "... qu'il m'a semblé important pour l'éducation de mon fils, de partir!!! 
       

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Dimanche 21 juin 2009

En ce jour de fête de la musique et au lendemain d'un concert de Johnny Halliday au stade Chaban Delmas, l'histoire en fera probablement sourire plus d'un. Mais beaucoup d'autres grinceront des dents ! 

Pour le traditionnel concert du 14 juillet, Nicolas Sarkozy a choisi d'offrir aux Français un spectacle gratuit de Johnny Hallyday. Sauf que cette récréation coûtera 1 million d'euros à l'Etat Français et que la moitié de cette somme est destinée à  la rémunération du chanteur. Johnny Hallyday devrait ainsi toucher 500.000 euros pour 3h de spectacle ! ... Va-t- il encore prendre cet argent sur le budget de l'Elysée ou va-t-il amputer le budget du ministère de la culture? C'est tout de même un comble qu'il reçoive cet argent français alors que le chanteur a choisi de s'exiler en Suisse pour payer moins d'impôts! "Je suis d'accord de payer des impôts, mais il y a une limite", déclarait-il il y a peu. 

Ce concert sera bien plus lucratif pour Johnny que les autres dates de sa tournée d'adieux. En effet, il ne touchera "que" 200.000 euros par date. La tournée lui permettra toutefois d'empocher  20 millions d'euros. Un beau petit pactole pour son départ à la retraite ! Et dire que l'on va demander à des ouvriers de travailler jusqu'à 67 ans pour percevoir une minuscule retraite.

Tout cela est indécent ! Surtout en ce jour de Fête de la musique... car ce soir vous pourrez aussi écouter des artistes gratuitement, cela ne coûtera que l'envie et la passion des musiciens, et rien à la collectivité...

Alors que de nos jours, on ne parle que de nouveaux modes de consommation et que l'on constate une hausse fulgurante du déficit public,   cette partition-là, c'est " Toute la musique que j'aime" pas !!!
           

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Lundi 15 juin 2009

"Quelle est votre analyse du très mauvais score du PS aux élections européennes du 7 juin ?

C’est un rendez-vous manqué. Nous ne nous faisons plus comprendre. Si l’on ajoute la faiblesse de notre score au niveau élevé de l’abstention, l’évidence s’impose : les électeurs n’ont pas voté pour nous parce qu’ils n’en avaient pas envie. Nous payons bien sûr l’insuffisante clarté de notre proposition européenne mais aussi un comportement. Cela vient de loin et le congrès de Reims n’a rien arrangé. Aujourd’hui, ce qui domine dans l’opinion et altère tout autre message, c’est que nous avons perdu le sens du désintéressement et de la victoire collective. Il y a là un grave enjeu de culture démocratique.


La responsabilité est-elle collective ou est-ce la direction du PS qui a mal
manoeuvré ?

C’est une responsabilité collective, de la base au sommet. Les électeurs n’ont plus le sentiment d’être notre principale préoccupation. Ce processus lourd rappelle les dérives de la SFIO : des phénomènes de clientélisme en interne, des votes pas forcément clairs, une paresse intellectuelle. Fondamentalement, depuis avril 2002, nous n’avons pas réussi à arrêter une orientation claire, ni à mettre en harmonie notre force locale et notre force nationale. Au congrès de Reims, il y avait quatre composantes principales. Or, j’ai éprouvé personnellement l’impossibilité de dégager une option majoritaire basée sur le fond, sur une identité assumée, sur la clarté des alliances. Il faut donc un sursaut. Notre tâche prioritaire est de construire une orientation politique de gauche, réformiste, européenne, écologiste. Il est temps de recréer un mouvement à ancrage populaire, moderne, réinventant sa relation aux citoyens et s’assumant comme une gauche de gouvernement.

Vous savez, dans ce parti, il y a toujours eu des débats d’idées et des rivalités de personnes mais aux moments essentiels, l’objectif d’une victoire de nos idées, pour la France, était plus fort que tout. Il faut créer les conditions pour que cela redevienne possible quel que soit celle ou celui qui aura mérité d’être notre leader.


A Paris aussi vous incarniez une gauche écologique et responsable. Vous

aviez choisi la tête de la liste. Or, vous subissez un échec. Comment l’expliquer ? Le résultat est effectivement un échec. J’y prends ma part. Et Harlem Désir, pas plus que les autres candidats, n’est en cause. Car le vote des Parisiens s’est fait sur une offre nationale, déconnectée de l’enjeu municipal. J’avoue d’ailleurs que je n’ai rien vu venir car sur le terrain, l’accueil était comparable à celui des municipales de 2008 où j’avais recueilli 41% au premier tour.


Pourquoi Daniel Cohn-Bendit a-t-il autant marqué de points?

D’abord, c’est un très bon candidat. Il l’avait déjà montré en 1999. Il parle net, direct. Il est nature, il est malin, aussi. Daniel Cohn-Bendit a su transformer en force ce qui aurait pu être son point faible : il a rassemblé des gens très différents. J’observe aussi qu’il a fait une campagne européenne et écologiste située au centre-gauche en parvenant à gommer dans le discours des Verts, certains aspects à tonalité un peu gauchiste.

.

Vous voulez dire qu’il est plus ouvert que les autres Verts ? Il est « libéral libertaire », comme vous ?

Oh, je ne réfute pas cette comparaison là, même si elle est réductrice. Mais au plan économique, il est beaucoup plus libéral que moi. Par exemple, il est plus indulgent que je ne l’aurais été sur la dérégulation des transports ferroviaires. Et aux municipales de mars 2008, Daniel Cohn-Bendit m’avait publiquement demandé de faire alliance avec le MoDem alors que les Verts de Paris me disaient : « pas question ! ». J’ai choisi de rassembler d’abord sur la clarté d’un projet.

 

Vous restez hostile aux alliances avec le Modem ?

Je continue de penser que la droite et la gauche, ce n’est pas la même chose : donc, quelle cohérence politique dans une alliance avec un parti qui refuse de dire s’il se sent plus proche du camp progressiste ou du camp conservateur ? En revanche, si des forces du centre assument cette clarification et acceptent de gouverner avec toutes les composantes de la gauche, pourquoi pas ? Mais j’exprime une autre condition : il est inacceptable de s’allier avec une formation qui pratique des accords à géométrie variable, avec la gauche à un endroit, avec la droite à un autre. C’est cela qui crée la confusion et installe, dans l’esprit de l’électeur, le sentiment de « bricolages » politiciens. Au contraire, il faut lui proposer une offre bien différenciée. Je désapprouve donc ce que le PS a toléré aux dernières élections municipales. La démocratie française est malade, le PS doit redevenir un facteur de clarté et d’honnêteté.


En Ile de France, Jean-Paul Huchon se dit déjà prêt à une alliance avec le
centre.

D’abord, je lui fais confiance pour porter le projet d’avenir de l’Ile de France. Ensuite, je ne suis pas un donneur de leçons. Je vais donc en parler directement avec lui, et certainement pas par journaux interposés.


La réponse de Martine Aubry au conseil national mardi 9 juin,

a t elle été à la hauteur de la situation ?

Quand on doit se ressaisir après des années d'affaiblissement, il me semble normal de ne pas trouver la solution en 48 heures. Ce qui doit être à l’ordre du jour, c’est le courage et l’esprit collectif, pour le renouveau. Car les Français attendent de nous du travail et des actes.


Etes vous prêt à l'aider ?

Bien sûr.

Sous quelles conditions?

Il n'y pas de condition. Je suis loyal et collectif mais j'ai aussi des convictions.

J'ai donc l'intention d'être libre dans mes convictions et totalement collectif dans

mon engagement.

 

 

 

Avez-vous fait une croix sur vos ambitions personnelles au sein du PS ?

Je n'ai fait de croix sur rien du tout. J’agis en fonction de ce que je crois utile et efficace. Au lendemain de ces élections européennes, il serait ridicule de penser à autre chose. Je veux servir mon pays par les valeurs de la gauche. Et cela peut se faire sans a-priori sur les postes.


Le débat sur les primaires vous paraît-il prématuré ou négatif ?

Ni prématuré, ni négatif. Sur l’ensemble de nos modes de fonctionnement, nous devons ouvrir non seulement les fenêtres mais aussi les portes. Mais les primaires ne résument pas à elles-seules la rénovation indispensable de nos pratiques, par exemple, sur le cumul des mandats, y compris dans le temps.

D’ailleurs, pourquoi s’appliqueraient-elles seulement à l’élection présidentielle ? Ce débat, nous devons donc le traiter en cohérence, j’allais dire comme une composante de l’essentiel : notre projet et son articulation avec la stratégie d'alliances.

Comment s’opposer à Nicolas Sarkozy ? Partagez vous la critique de François Bayrou sur l’abus de pouvoir ?

Je serai plus nuancé, il faut distinguer les niveaux. Il y a chez le chef de l’Etat ce qui relève de l’habileté et même de l’intelligence politique : sa façon de mettre en scène son pouvoir et de saturer l’espace médiatique. Mais il y a beaucoup plus inquiétant : la pression qu’il exerce sur les acteurs de la vie médiatique, l’hymne à l’argent roi, une forme d’arrogance et d’auto encensement permanent. Voilà un aspect sur lequel nous pourrions nous opposer fermement et honnêtement.


Qu’appelez vous une opposition honnête ?

Ne pas se disperser, cibler nos critiques sur ce qui heurte nos valeurs et se révèle inefficace dans l’action de Nicolas Sarkozy. Et lier toujours cette critique à des propositions opérationnelles. Dire par exemple que fusionner l’Anpe et l’Unedic pour en faire un grand service public de l’emploi est une bonne idée. Mais que le gouvernement n’y met pas les moyens nécessaires pour assurer une indemnisation convenable et le suivi individualisé des chômeurs, les jeunes notamment dont un quart des moins de 25 ans sont sans emploi. La droite saccage les services publics en supprimant mécaniquement des postes dans l’éducation et la santé. Nous devons nous y opposer, tout en affirmant notre conception des services publics qui ne doivent pas fonctionner au 21e siècle comme dans les années 60. Aujourd’hui, les Français veulent qu’on les protège mais ils demandent en même temps qu’on assure la promotion individuelle. Le socialisme moderne doit concilier ces deux exigences.


Compte tenu de l’ampleur des déficits, la gauche peut-elle proposer autre

chose que des hausses d’impôts en 2012 ?

Je ne veux être ni lâche ni avoir de tabous. La politique fiscale du gouvernement est profondément injuste. En 2012, la gauche devra proposer un changement profond de la fiscalité, en disant la vérité sur ses priorités pour le pays, sur la façon de les financer et sur une répartition plus juste de l’effort. Il faudra soulager les classes moyennes sans être démagogue avec les classes moyennes supérieures. Car avant même la crise, la droite a mis les finances publiques dans un état calamiteux : l’addition est lourde, il faudra donc être courageux. "

 

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Dimanche 14 juin 2009

Depuis dimanche dernier, il est de bon ton de parler d'écologie quand on fait de la politique. C'est comme si les notions rattachées au "social" étaient  dépassées, balayées par un tsunami "vert". Or je reste convaincue qu'elles ne doivent pas être mises de côté mais plutot intégrées, reformulées dans un nouveau projet politique.

En m'appuyant  sur la préparation de la prochaine matinée de travail de la Fédération portant sur l'économie durable et sur les excellents articles du Monde ( parus le S
samedi 13 Juin) , je vais tenter de vous montrer comment le  travail social, en tant que mission de service public, est un concept d'avenir. Je m'explique .

Si l'on prend la définition de la commission mondiale sur l'environnement et le développement ( Rapport Brundtland, 1987), le développement durable est
  Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Nous sommes donc centrés non pas sur la gestion des ressources purement matérielles mais devons répondre aux besoins des êtres humains  présents et à venir. Or, le travail social est situé exactement dans ce champ là : accompagner des personnes en difficultés sociales afin de répondre à leurs besoins pour les amener à un mieux être et à retrouver de l'autonomie.

De son côté, l'économiste  Jean Gadrey  traduisant l'écologie politique en une société de plein emploi sans croissance, dit que "produire des biens (ou des services) de façon écologiquement durable exige plus de travail que produire les "mêmes" biens ( ou services) en détruisant les ressources naturelles et le climat" ( propos parus dans Le Monde du 13/06/09) .

Ainsi, si le travail social, en tant que  mission de service public, s'inscrit dans une notion de développement durable, il doit bénéficier de plus de moyens. Celui-ci étant financé par la Collectivité, la mise en place d'une écologie politique doit prôner un renforcement des moyens pour le travail social. N'est-ce pas la reformulation "actuelle" de la fonction de l'Etat Providence qui désigne l’ensemble des interventions de l’État dans le domaine social, afin de garantir un niveau minimum de bien-être à l’ensemble de la population, en particulier à travers un système étendu de protection sociale? 

Alors, s'il n'est plus de bon ton de parler d'Etat Providence, parlons d'écologie politique ! Mais n'oublions pas de préserver la plus belle ressource de notre planète : l'Homme!!


  

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Samedi 13 juin 2009

Ce matin, aux côtés des syndicats
 



Cet après-midi, à la Gay Pride avec les MJS



Pour finir à un concert du quatuor Gabriel Fauré donné sur le 3ième canton ( merci à Marie-Jo et Jean-Marie pour cette invitation musicale)

 

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Mercredi 10 juin 2009

Je viens de rire en écoutant sur facebook, la chronique humoriste de France Inter portant sur les obsèques fictives du PS en 2012.

Depuis trois jours, j'entends beaucoup de propos qui me font grincer les dents, et même dans mon propre camp...  Alors, au moins, l'humour noir manié par un professionnel, c'est drôle. Et en ce moment, nous militants socialistes sur le terrain, on en a besoin! Car il faut que l'on s'accroche pour garder notre calme!

Les plus intolérables , ce sont les "y a qu'à, faut qu'on"... cousins germains, de la grande famille des " on aurait dû", ou "il faudrait". Toutes ces personnes ont les mêmes gènes : parler beaucoup, mais ne rien faire ( ou pas grand chose) dans la réalité. Toujours occupés pour pouvoir  tracter, indisponibles pour siéger dans des commissions, surbookés quand il faut prendre en charge des groupes de travail, absents aux rencontres avec la société civile ...  Par contre, pour écrire sur des blogs, passer des heures à refaire le monde ( surtout et essentiellement celui du Parti), ils sont toujours là.
 
Alors, afin d'appliquer la consigne du national sur la rénovation du PS, et après la création du conseil des Sages, je propose une nouvelle instance : le conseil des " y a qu'à, faut qu'on" qui se réunirait toutes les semaines pour porter une analyse critique sur les actes, actions, propositions posés par leurs petits camarades. Ce conseil devrait se réunir à huit clos au vu de la haute portée de leurs réflexions et leurs travaux resteraient totalement confidentiels. Il y aurait ainsi ceux qui "blablateraient" et ceux qui travailleraient. De cette manière, chacun n'empêcherait pas l'autre de vaquer à ses occupations.
Mais le souci, c'est que ce conseil serait difficile à mettre en place ... et à faire fonctionner ! 

Alors je finirai par la proposition beaucoup plus pragmatique de l'un de mes camarades du Bouscat : "Et si l'on se remettait tous au travail?"  

  

  

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Lundi 8 juin 2009

Il est des jours où on se lève avec la gueule de bois. Aujourd'hui, c'est le cas.

Que retenir des résultats des élections européennes?
- l'abstention : on constate une moins bonne participation sur l'ensemble de l'Europe qu'en 2004 avec une abstention record en France
- la droite renforce son pouvoir au Parlement : ce qui veut dire la prévalence de la notion de "marché" sur l'humain dans la gestion de la crise mais aussi des difficultés supplémentaires pour les collectivités territoriales, qui sont majoritairement de gauche, pour négocier un appui pour leurs actions
- une percée des verts en France avec un recul net du PS et du Modem, les deux partis qui se sont opposés à Nicolas SARKOZY aux dernières élections présidentielles.

Je souhaiterais m'arrêter sur ce dernier point. Pourquoi les verts ont-ils fait une percée si forte? Je vais émettre l'hypothèse que c'est le seul Parti qui amène encore de l'espoir aux Français. Cet espoir se fonde sur le respect de la terre, s'appuyant sur la conviction nostalgique qu'il faut préserver le territoire que nous ont légué nos ancètres ( c'est la préservation de l'espèce). De plus, il joue sur la capacité des personnes à pouvoir agir sur leur futur : chacun peut faire quelque chose pour l'avenir du Monde. Dans les deux cas, c'est une proposition de société s'appuyant sur des valeurs  individuelles, à l'inverse de la démocratie participative qui propose encore une vision globale de gestion sociétale. 

Nous sommes donc face à un tournant important de la gestion politique de la France. D'un côté la droite qui propose la loi du plus fort reposant sur l'individu, et de l'autre une espérance reposant sur un conglomérat d'espoirs individuels. Dans les deux cas, c'est l'inverse du socialisme...

En tant que socialistes, si nous ne réfléchissons pas à cet état de fait et ne proposons pas un véritable projet d'espoir pour les Français, nous pourrions aller très vite à notre perte.  

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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Mardi 2 juin 2009

Face à la crise, face à l'Europe libérale, les socialistes des 27 pays européens ont un projet commun:

- la croissance verte pour l'Europe de l'emploi : un pllan de relance de 100 milliards d'euros tout de suite , 10 millions d'emplois verts dans les transports, la construction, les énergies renouvelables, une Europe de l'énergie pour ne plus dépendre du pétrole, 3% de la richesse consécrés à la recherche pour préparer l'avenir

- un bouclier social pour les salariés, les chômeurs , les retraités : un salaire minimum dans chaque pays européen pour stopper les délocalisations, une directive pour empêcher les licenciements boursiers, une "clause de progrès social" pour qu'une directive ne puisse affaiblir nos droits sociaux, une Europe exemplaire sur l'égalité réeele entre les femmes et les hommes

- protéger et développer les services publics : une directive pour arrêter le démantèlement des services publics, garantir l'école et l'hôpital public, les transports et les services publics dans tous les territoires

- mettre les banques et la finance au service de l'intéret général : des règles strictes pour mettre fin aux dérives du capitalisme financier et aux paradis fiscaux, la suppression des stocks options, un pôle financier public pour apporter aux PME les crédits que les banques leur refusent

- l' Europe de la paix et de la solidarité : une vraie défense européenne pour que l'Europe assure las paix, une solidarité forte avec le Sud pour ne plus connaitre les émeutes de la faim, une diffusion massive de médicaments dans les pays pauvres, faire de l'Europe le leader mondial contre le changement climatique


Le 7 Juin, voter socialiste, c'est voter UTILE. Il est le seul à pouvoir changer la maorité du Parlement européen pour changer le cours de l'Europe, parce qu'il est uni à 27 autres Partis Socialistes d'Europe.
Pour la droite, l'Europe n'est qu'un grand marché. Pour les socialistes, l'Europe est une aventure humaine au service de la justic, de la démocratie et du progrès.

Le 7 Juin, le vote efficace pour changer l'Europe, le vote utile pour changer en France, C'EST LE VOTE SOCIALISTE!
 
 

Par Florence Lamarque - Publié dans : Editorial
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